ARTCILE DE L’ANAS DU 13 JUILLET 2007

Réaction de l’ANAS suite aux premiers résultats du Diplôme d’Etat d’Assistant de Service Social

L’ANAS a pris connaissance des premiers résultats 2007 du diplôme d’État d’Assistant de Service Social. Comme nous le pressentions, le nombre de candidats diplômés dans le cadre de la nouvelle réforme est en nette diminution au regard des promotions précédentes.



Réaction de l'ANAS suite aux  premiers résultats du Diplôme d'Etat d'Assistant de Service Social

Cela est dû principalement à certaines modalités des épreuves de certification, qui structurellement, induisent un taux d’échec supérieur à la formule précédente.

En effet, pour obtenir la certification d’un domaine de compétence, le candidat doit avoir la moyenne sans bénéficier comme auparavant, ni de compensation possible avec les autres épreuves, avec une note éliminatoire garantissant un certain niveau, ni de rattrapage à l’automne. En outre, le système de notation qui consiste à enlever des points plutôt qu’à en ajouter a aussi contribué à tirer certaines notes vers le bas.

La certification du DC4 (politiques sociales) constituée d’une seule épreuve en centre d’examen, sans sujet au choix a provoqué des échecs là où certains élèves avaient réussi tout au long de leurs 3 années d’études.
Ainsi une note inférieure à 10 a entraîné l’échec au DE et le redoublement d’une année complète, même si le candidat s’est montré brillant par ailleurs.

Il semble également que certains jurys aient apprécié de façon très différente les possibilités de rattrapage des étudiants ayant obtenu une note sous la moyenne dans un seul des DC. Ce positionnement laisse apparaître des disparités régionales. Avec de mêmes notes un étudiant peut soit avoir obtenu le Diplôme d’Etat dans une région soit avoir été recalé dans une autre. Cela pose un problème de respect d’égalité de traitement des candidats sur l’ensemble du territoire.

Enfin il est possible au regard des conditions de mise ne place de la réforme que certains centres de formations aient mal anticipé les attentes des jurys dans le cadre des nouvelles épreuves.

Ce n’est donc pas la qualité des candidats qui est à mettre en cause dans le taux des échecs anormalement élevé même s’il y a des étudiants qui ont rencontré des difficultés spécifiques dans le cadre de leur préparation à ces épreuves.

Des étudiants se mobilisent. Ils ont rencontré à la DGAS des responsables de la mise en œuvre de la réforme. Il est à souligner la qualité du dialogue instauré entre ces étudiants et les représentants du ministère. Nous espérons vivement qu’une solution soit trouvé dans le cadre de ces rencontres.

L’ANAS s’associe aux difficultés rencontrées par les étudiants en service social suite à l’échec de certains d’entre eux. L’ANAS est prête à les soutenir par une information actualisée de la réforme du Diplôme d’Etat ainsi que, là où cela sera possible, par le développement d’un réseau d’entraide dès lors qu’il a bien été identifié par leur centre de formation qu’ils sont en capacité d’exercer la profession d’assistant de service social et que les notes obtenues lors des épreuves ne sont pas en adéquation avec les notes qu’ils ont obtenu au cours de leur 3 années de formation.

Enfin face à cette situation, même si nous comprenons la logique de certification par Domaine de Compétence en lien avec la VAE, nous faisons les propositions de réaménagement du DEASS suivantes :

- Maintenir la note éliminatoire à 10 pour les candidats à la VAE

- Pour les candidats, issus de la formation initiale, passant l’ensemble des épreuves :

1 instaurer une note éliminatoire (exemple inférieure à 8). Un écart de 1 point dans une note qui va de 1 à 20 n’est pas significatif d’une absence de compétence.

2 proposer une possibilité de session rapprochée en novembre pour les candidats ayant une note supérieure à 8 et inférieure à 10 dans 2 DC maximum.

3 proposer, pour les DC4, 2 sujets au choix (malgré la réponse D II en annexe de la lettre du ministère du 17/03/2006 concernant la réforme du DEASS).

5 Réponses à “ARTCILE DE L’ANAS DU 13 JUILLET 2007”

  1. pauline dit :

    Je me demande pourquoi la note éliminatoire devrait être de huit, alors que dans l’ancien DE, si je ne me trompe pas, elle était de 1sur 5.
    Par conséquent il serait logique que la note éliminatoire soit 5 sur 20.

  2. caroline dit :

    Pareil je comprend pas trop…je sais bien que j’ai pas pu me mobilisé car je bosse jusqu’à 21h mais essayer de penser à tous le monde. Et puis raté deux DC je trouve cela enorme mais eux auraient le droit au rattrapage mais pas ceux qui ont loupé juste un DC et qui sont en dessous de 8. C’est pas très logique tout ça!!

  3. Pierre dit :

    Un petit point d’écart ne compte pas, mais on va quand même avantager les formations initiales de 2 points par rapport à la filière VAE ?!? Ils sont plus cools les jurys VAE ? Ils seront cools les candidats VAE en lisant ça ?

    Par contre le passage de 10 à 8 ça m’arrangerait bien personnellement, juste parce que je suis plutôt tombé sur des jurys qui ont copieusement sacqué à l’oral dans le style « 9,5 ou 8,75 ça te servira de leçon ». M’enfin si on doit corriger après coup toutes ces dérives, il faudrait aussi prévoir les cas « je mets au-dessus de 4 donc c’est OK – ah bon c’était 10 la note éliminatoire ? » ou « je ne trouve pas assez de positionnement professionnel dans ce DC4 donc je mets 5″.

    Un réexamen de TOUS les ajournés avec une prise en compte OBLIGATOIRE du livret de formation, ça ça serait juste. Le reste c’est plus des comptes d’apothicaire.

    Cette profession et malade de l’obsession du compromis. Si le nombres de cadavres sur le bord de la route diminue assez en appliquant des critères x ou y, l’injustice finira par disparaître ? Ben non, elle sera toujours là, juste avec un plus petit nombre de gens pour la supporter.

  4. doudah dit :

    coment aider l’autre quand personne ne nous aide, nous les étudiants?

  5. Céline dit :

    Bonjour,

    J’ai du mal à comprendre le positionnement de l’ANAS. Pour avoir été élu etudiant au sein des conseils d’administration des universités et avoir participer à des projets de formation et à l’application de certaines reformes de l’enseignement supérieur.

    L’ANAS ne veut pas compenser un DC sur l’autre au motif de la VAE. Ceci n’est pas un argument recevable. les formations initiales ne sont pas par essence des formations continues de fait un autre système d’évaluation doit être envisagé. Si les candidats on la moyenne ils doivent pouvoir valider tous les DC. L’attitude de l’ANAS est irresponsable et inhumaine car le cout pour une 4ème année et énorme pour des étudiants issus souvent de famille modeste qui ont parfois souscrit un crédit. Les étudiants de ces 2 dernières années sont ni plus mauvais ni plus bon que ceux des années précédentes.

    L’ANAS critique une réforme avec prudence car elle a elle-même participer à cette reforme donc elle refuse d’assumer la responsabilité de son manque de clairvoyance.

Laisser un commentaire